Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
9 mai 2012 3 09 /05 /mai /2012 17:08

 

IV) Chassez le naturel, il revient au galop

 

 

 

Panglos continue son ascension des murs tel un cafard. Il esquive en silence quelques gardes faisant leur ronde et saute sur le toit du bâtiment principal. D'une dimension de cathédrale, ce dernier se révèle glissant à cause de la neige. Heureusement les gargouilles offrent de bons appuis et le slaugth parvient à rejoindre une cheminée dans laquelle il s'engouffre. A mi-chemin une grille lui bloque le passage pour quelques secondes, le temps pour lui de la dévisser sans bruit et de la faire sortir du conduit en allongeant ses membres. Il glisse ensuite jusqu'à l'ouverture dans laquelle il passe un de ses doigts couvert de yeux. Pendant ce temps, Azog tente de rejoindre le village. N'y voyant pas grand chose il se dirige droit vers les lumières (logique imparable des orks) et bien sûr chute plusieurs fois dans le vide, s'écrasant à plusieurs reprises sur la pierre. Heureusement pour lui, Gork l'a à la bonne en ce moment et il s'en sort qu'avec quelques cottes cassées. Il se relève péniblement, crache le sang qui se trouve dans sa bouche et avance en jubilant vers les premières maisons. A l'intérieur de l'auberge, la soirée est maintenant fort avancée et Nina décide de prendre congé des villageois prétextant se lever aux aurores. A ces mots l'auberge se vide immédiatement, ses occupants voulant absolument être présents à son réveil (pour profiter de sa générosité sans doute). Phil conduit donc la prêtresse à sa chambre et croise Cyrius en repartant dans l'autre sens. "Euh la petite s'est endormie, elle a pas tenu le choc" lui dit-il avec un regard complice, "tu n'aurais pas quelqu'un de plus...?" poursuit-il en lui glissant de la monnaie. "Oh j'vois vot'seigneurie! Vous faut une pro'! Pas d'probèmes, j'reviens". Cinq minutes plus tard il tape de nouveau à la porte. "Vot'seigneurie j'présente Hilda, la p'us grand'experte de Villermarq!". Une femme dans la cinquantaine, rondouillette et blonde fait une révérence. Cyrius la détaille quelques secondes: deux gros chignons sur les côtés, un maquillage vulgaire et un décolleté qui ne laisse planer aucun mystère. Elle entre dans la chambre telle une diva tandis que Phil se retire en ricanant. "Alors mon bon seigneur, on trouve la nuit trop longue? Moi y'a rien que je trouve trop long..." dit-elle en versant du vin dans des coupes. Elle se tient dans le feu mourant de l'âtre car l'obscurité domine dans le reste de la pièce. Cyrius s'avance silencieusement vers elle et tente de lui agripper les bras. Manque de chance c'est à ce moment là qu'elle se retourne et ils se rentrent dedans faisant valser les verres. "Ah Monseigneur est un pressé! Moi aussi j'aime quand c'est violent!" lui annonce t-elle en le plaquant sur le lit pour le déshabiller. Il lui arrête les mains in-extremis: "Attend ma belle! Je préfère que ce soit moi qui te déshabille en premier". "Vous êtes un gentlemen monseigneur!" répond-elle tout en se tournant pour qu'il puisse lui dégrafer sa robe. Le savant de l'infamie décide alors de dégainer son pistolet hypodermique et de s'en servir à bout portant. Malheureusement, elle bouge à ce moment là car son regard est attiré un mouvement furtif. Au niveau du coin droit de la pièce, il lui semble avoir vu quelque chose bouger dans l'ombre. Elle se tourne pour le dire à Cyrius mais voit ce dernier tenter de lui tirer dessus pour la deuxième fois. "Mais qu'est ce que vous...!!". "Ce n'est rien ma belle, c'est un aphrodisiaque, ça vient de la ville...". Hilda regarde le visage de Cyrius déformé par la folie et dégoulinant d'une substance visqueuse. Ce n'est plus la face d'un homme mais celui d'un démon! "Non... Mais je... Je dois y aller! J'avais complètement oublié que..." dit-elle en reculant petit à petit vers la porte. Elle se prend les pieds dans le tapis et tombe au sol. Là sa main heurte une flaque de sang. Son regard remonte lentement jusqu'à sa source et elle voit Bella debout dans l'angle du mur, le cou brisé, le sang coulant à grand flot de sa blessure. La créature de la non-vie tourne ses yeux vitreux vers elle et un son horriblement rauque sort de sa bouche ensanglantée. Hilda hurle de toute ses forces et s'échappe de la chambre infernale...

 

Cyrius peste de rage et ordonne à son zombie de la tuer. Mais le mort-vivant est beaucoup trop lent et ne parvient pas à arrêter la furie. Hilda s'engage donc dans le couloir tout en continuant à hurler. Perdant patience, le savant de l'infamie sort son pistolet-mitrailleur et fait feu dans les jambes de la grosse femme, qui tombe, roule dans les escaliers et se brise la colonne verterbrale au bas des marches. Evidemment toutes les portes du palier s'ouvrent et les occupants sortent, intrigués par tout ce bruit. Nina jette un regard furieux à Cyrius tandis que Marta demande ce qui se passe. Cyrius se tourne pour lui sortir un mensonge quelconque mais ne dit finalement rien lorsqu'il voit sa tête se décomposer d'horreur. Il se tourne à son tour et constate que Bella est toujours au milieu du couloir, attendant ses ordres. Nina essait de s'interposer mais il est déjà trop tard, la tavernière s'est barricadée dans sa chambre et récite des prières à tue-tête! C'est à ce moment là qu'Hanz arrive en haut des marches complètement paniqué. Nina pense "Tiens, il tombe à pic lui!" et tente un sort de manipulation d'esprit sur lui. Les forces du Chaos semblent s'amuser de cette situation et décident d'offrir à tous les habitants la vision d'une dimension démoniaque pour quelques secondes. La conséquence ne se fait guère attendre, la plupart des villageois se réveillent soudainement, hurlant et tétanisés par ce cauchemar venu du plus profond des enfers. Toutefois, Nina parvient tout de même à ses fins, et c'est un Hanz possédé qui tape à la porte de Marta et demande de lui ouvrir. La serrure se déverrouille et la tavernière saute au cou de son mari. Cet élan d'amour coupe soudainement l'emprise de la prêtresse et l'aubergiste retrouve son contrôle, les idées confuses et l'air hagard. S'il est une chose que Nina déteste, c'est que l'on puisse échapper à son influence et, de rage, elle fait à nouveau usage de ses pouvoirs ignorant l'avertissement des Puissances de la Ruines. Ces dernières insistent et infligent de nouveau à tous une vision apocalyptique. L'épreuve est éprouvante pour nos deux héros mais leurs âmes sont tournées vers le Mal depuis si longtemps que le choc est de courte durée. Ce n'est bien sûr pas le cas des villageois et beaucoup perdent leur santé mentale dans ce deuxième cataclysme. C'est d'ailleurs ce qui se passe pour Marta et Hanz, et Cyrius parvient à leur inoculer assez facilement le précieux sang corrupteur que lui a accordé le Grand Nurgle. Mais le temps n'est pas aux réjouissances! Nina voit par la fenêtre que le village est remué d'une grande agitation. Toutes les lumières sont éclairées, des cris et des pleurs retentissent partout, des hommes et des femmes se pressent dans la rue... Les deux champions du Chaos exécutent alors un plan simpliste visant à reprendre quelque peu la maîtrise de la situation: le zombie Bella sort de l'auberge devant eux, ils le réduisent à néant et se font passer pour des sauveurs. Mais le résultat espéré n'est pas au rendez-vous. D'abord parce qu'ils se rendent compte que personne ne fait attention à eux. La folie qui règne en ces lieux est désormais palpable et plus rien ne sera jamais pareil pour Villermarq. Certains villageois se roulent par terre en soliloquant, d'autres se tapent la tête contre les murs et d'autres encore s'entaillent les bras en psalmodiant des phrases sans queue ni tête. Des incendies se sont déclarés à divers endroits ce qui amènent les chevaux à fuir le village, hennissant de terreur, tandis qu'une cacophonie de cris confus se déverse de chaque maison. Ensuite, au milieu de l'anarchie et de la démence, se dresse un groupe armé qui se dirige droit vers eux. Il s'agit de trois hommes, marchant d'un pas décidé, vêtus de plaques de métal et de fourrures d'ours. Leurs armes sont dégainées et des sabres s'agittent contre leurs cuisses. Les deux plus jeunes tiennent respectivement un mousquet et deux pistolets à silex tandis que le plus âgé porte une sorte de lourde machinerie fumante sur son dos se terminant par un étrange fusil carré. "Par le Saint Empereur que que se passe t-il ici?" hurle celui au mousquet, un trentenaire aux cheveux blonds bouclés et à la barbe drue. "Paix! Paix mes amis! Une créature du Malin s'est incarnée en ces lieux et nous venons de la mettre à bas!" s'exclame Nina les paumes de mains ouvertes en signe d'appaisement. "Trône!" réagit le pistolier, un jeune blond dans la 20ène aux cheveux longs attachés en queue de cheval "Y en a t-il plusieurs? Est-ce une attaque?". "Malheureusement nous n'avons pas plus de renseignements. Il faut réunir tout les hommes et femmes valides" répond Cyrius. C'est à ce moment là qu'une silhouette décharnée émerge d'une ruelle et hurle un doigt squelettique en avant: "Mensoooonge! Ces mots ne sont que poison! Ces deux êtres sont les invités du Diable!".

Partager cet article

Repost 0

commentaires

Titus 21/05/2012 18:40


Exellent cela fait plaisir de lire nos aventures de black crusade, surtout la partie village et la serie d evenements qui font dire, mais pourquoi ca degenere autant ?!
J ai hate de pouvoir lire la suite la bataille etait vraiment pas mal non plus !

BriseBarbe 21/05/2012 22:44



Lol! Content que ça te plaise!  Concernant la "dégénération" de la situation c'est vraiment une constante
dans les groupes très hétéroclytes. On avait déjà la même configuration à l'époque du bon vieux Warhammer. C'est un peu comme si chaque personnage était un composé chimique explosif et qu'on
l'expérimente avec d'autres produits. Et ben invariablement tu ne créeras qu'une seule chose: un truc qui fait boum!  C'est vrai que je pense que je vais me marrer à rapporter la bataille. Mais ce n'est pas pour tout de suite car je suis en train de
taper le résumé du reroll!



Vénérables Récits et Anecdotes de Campagnes

 

 

Rechercher

JDR, Fantasy et Geekeries

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Pages