Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
28 juin 2012 4 28 /06 /juin /2012 11:13

Resident Evil - Marhawa Desire

 

Il y a une constante navrante avec la licence Resident Evil: toutes les adaptations autres que vidéoludiques sont des catastrophes. Que ce soient les films (mise à part l'excellent moyen métrage d'animation Resident Evil: Degeneration), les bande-dessinées ou les comics, aucun format ne semble capable de rendre justice à la série. Alors qu'en est-il du manga?

 

Sorti début-juin 2012 sur une idée originale de Capcom, l'histoire prend place dans la chronologie officielle entre le 5ème et le 6ème volet. C'est d'ailleurs l'une des raisons qui font que Chris Redfield y apparaît comme l'un des personnages principaux. Le dessinateur Naoki Serizawa, surtout connu pour Saru Lock (adapté en drama live au Japon), nous sert un trait particulier entre le style nippon et la bande-dessinée occidentale, un mélange qui fonctionne plutôt bien pour restranscrire un récit biohazardesque, même s'il apparaît que certaines poses manquent de naturel et donnent plutôt un effet statique. On note également la présence des monstres habituels de la série qui, plutôt bien dessinés, sont toutefois "trop propres, trop lisses" à mon goût, ce qui est particulièrement vrai pour les zombies. Le scénario en lui-même se laisse lire mettant assez rapidement l'intrigue en place. Le parti pris (du moins sur ce premier volume) est de nous présenter une enquête visant à résoudre l'apparition en Asie de nouveaux cas de zombifications. A mon sens, c'est une bonne idée de présenter les choses sous cet angle car cela permet de faire monter la pression petit à petit et d'organiser plusieurs rebondissements. Au niveau du background par contre, on est dans du supeeeeer classique: un lieu immense et isolé de tout, l'ombre d'Umbrella qui plane sur les parages, des dirigeants obnubilés par leur soif de pouvoir... On ne peut pas dire que l'on soit surpris au cours de notre lecture, Capcom nous sert le même schéma depuis plus de 14 ans! Outre des membres du BSAA plutôt stylés qui font passer les spetsnaz et les rangers pour des bisounours, les héros de ce premier tome sont un duo atypique composé de Doug Wright un professeur en biotechnologie accompagné de son neveu et élève Ricky Tozawa. Cette équipe, tout à fait à sa place dans un manga, l'est-elle vraiment dans la saga Resident Evil? Entre ses flirts, ses blagues et ses traits d'humour reste t-il encore de la place pour l'angoisse et les frissons? Et quel stoïcisme face à la mort! (ils sont déjà contaminés ou quoi?!).

 

En conclusion, je dirais que ce manga me fait l'effet d'une expérience plutôt que d'un produit abouti. Le tout n'est pas mauvais et aurait pu même donner naissance à une série sympa si elle n'avait pas été estampillée Resident Evil. A cause de cela on s'attend à découvrir un survival-horror ce qui, vous l'aurez compris, n'est pas du tout le cas. Peut-être que la suite réaiguillera le tout? En tout cas en attendant une chose est sûre, si ce que vous cherchez est une ambiance oppressante et des personnages faisant face à une adversité accablante, passez votre chemin et lisez plutôt l'île de Hôzuki, vous ne serez pas déçu...

Partager cet article

Repost 0

commentaires

Vénérables Récits et Anecdotes de Campagnes

 

 

Rechercher

JDR, Fantasy et Geekeries

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Pages