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22 mai 2012 2 22 /05 /mai /2012 13:01

 

 

II) Enquête en eaux troubles

 

 

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Juste avant de quitter la salle, les cinq convoqués apprennent quelques détails supplémentaires. Un holopix de Scynthia leur est fourni ainsi qu'une lettre d'accréditation à leur nom leur permettant de se rendre partout dans le palais. La plupart des membres du conseil sont persuadés qu'il s'agit d'une simple fugue donc une affaire qui devrait être facilement résolue. Scynthia est la fille cadette du seigneur Castus Cromwell, elle est âgée de 17 ans, fine, la peau très blanche, les cheveux noirs, les lèvres peintes en rouges, le haut du visage dissimulé derrière un voile. Toujours vêtue de noir, elle arbore de riches bijoux en argent. Elle a deux grands frères, Karl et Sigfried, qui sont partis avec leur père. Leur mère, Winifried, est décédée en la mettant au monde. Des gardes de confiance de Da Casto ont déjà fouillé le palais mais pour l’instant sans succès. Sur ordre de son père, Scynthia ne doit pas sortir des murs du palace ce qui, habituellement, ne pose pas de problème vu qu'elle ne quitte presque jamais ses appartements. La princesse serait apparement une artiste très douée et occupe le plus clair de son temps à peindre. Elle a même réalisé certains des chefs-d’oeuvre qui occupent les murs du palais. Une fois de nouveau dans le vestibule, ils retrouvent le page Minas et lui demandent de les mener à la chambre de l'adolescente. Pendant le trajet, les cinq enquêteurs se détaillent et font brièvement connaissance. Il y a Thane Krins, un grand vieillard courbé aux cheveux blancs et aux yeux gris. Sa robe grise éliminée ne cache pas complètement sa peau bleue de hors-monde ni l'épée et le pistolet laser qu'il porte à la ceinture. Il tient à la main une canne, simple tube en métal sans ornements. Un autre personnage est vêtu d'une manière semblable bien qu'en marron et dit s'appeller Kintas Drake. Il s'agit d'un homme entre deux âges, aux traits asiatiques et aux yeux bleus. Sa démarche est celle d'un boiteux et son regard est de ceux qui en ont déjà trop vu dans leur vie. Il porte une épée et un revolver à la ceinture et ne se sépare jamais de son chapelet de prière qu'il tient en main. Le troisième est un homme dans la force de l'âge, d'une corpulence plutôt moyenne, sa peau est mâte, ses cheveux blonds et ses yeux marrons. Son regard, souligné par du maquillage, est dur et pénétrant. Sa formation militaire ne fait aucun doute car il porte l'uniforme des équipes de contrôle de l'astroport. Une paire de menottes et un couteau pendent à sa ceinture tandis que son holster affiche un canon de poing. Il se présente sous le nom de Lupus Gate. Le suivant est un techno-adepte répondant au nom d'Aestus du Laser. Sa taille est plutôt petite, ses cheveux sont noirs et ses yeux verts, sa condition ne fait aucun doute du fait des implants mécaniques visibles. Ses ongles sont jaunes à force d'avoir trop trempés dans les liquides chimiques. Un gilet et un casque pare-balles complètent l'ensemble tout comme son pistolet et sa carabine laser. Contrairement aux autres hommes-machines, le plus inquiétant chez lui ne provient pas de son physique mais de sa capacité à ramener toutes les discussions sur le sujet du laser. Etrange et perturbant... Enfin, la seule femme du groupe se nomme Natacha Von Thibalt. Très jeune et d'un physique avantageux, sa peau blanche et ses yeux bleus ne sont pas désagréables à regarder. Habillée d'une manière sophistiquée avec ses cheveux colorés en rose et ses mèches dorées, ses bijoux brillants, ses vêtements en soie et son maquillage outrancier, elle pourrait être prise pour une dame de compagnie à première vue. Mais le Carnodon qu'elle porte à la ceinture, le fusil d'assaut à l'épaule ainsi que le doublage de ses vêtements en matière pare-balles ne trompent pas. Sa tâche en ces murs n'est certainement pas de peigner de longues chevelures nobles...

 

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A peine les présentations sont elles achevées que le groupe arrive déjà devant la porte de Dame Scynthia. Minas l'ouvre en grand puis se retire. Tous pénètrent à l'intérieur et découvrent les lieux: un long couloir garni de plusieurs portes donnant sur un grand séjour-chambre. Un escalier permet de rejoindre un étage occupé par un grand atelier. Le decorum est assez particulier pour une jeune fille: tout est d'une couleur noire seuls les ornements étant peints en argent ou en bleu très vif. L'endroit est plongé dans une semie obscurité car de lourds rideaux noirs sont tirés et bloquent la lumière du jour. Les cinq enquêteurs décident de se répartir les tâches. Natacha se rend dans la partie chambre et commence à fouiller le secrétaire. Aestus entreprend de fouiller les larges bibliothèques mais malencontreusement fait s'écrouler toute une partie sur lui ce qui le plonge dans un sommeil sans rêves. Ses compagnons l'allongent contre un mur et poursuivent leurs recherches. Lupus s'attaque de son côté à la chapelle privée et découvre avec effroi un fouet de flagellant ensanglanté ainsi que des inscription faites à l'hémoglobine sur les murs: "Son amour va me délivrer", "Je vais renaître", "La mort sera ma délivrance". Leurs découvertes s'enchainent à partir de ce moment là et chaque pièce révèle son lot de surprise. Ainsi, plusieurs éléments troublants sont mis à jour: le lit est recouvert d'une épaisse couche de poussière comme s'il n'avait pas été utilisé depuis plusieurs jours, les anneaux des rideaux ont été soudés à la tringle et il n'est donc pas possible de les ouvrir en grand, des restes de correspondance dans une poubelle parlent à plusieurs reprises d'un "Il" qui cumulerait toutes les qualités possibles, cachés dans des livres scholastiques se trouvent plusieurs romans traitant d'histoires d'amour impossible, les partitions du piano recèlent un pix de Scynthia plus jeune aux côtés d'un homme dont le visage a été brûlé, tous les yeux des poupées en porcelaine ont été fondu avec un tisonier et certaines cachent dans leur tête des sachets contenant une mystérieuse poudre, et enfin, le "Livre de Tous les Saints" a été creusé pour acceuillir un traité en haut gothique "Bienfaits de la Douleur" écrit par un certain Argail Mordiker. Mais le plus inquiétant se situe ailleurs: dans l'atelier de peinture du premier.

 

Les oeuvres qui s'y trouvent sont absolument magnifiques, illustrant avec une précision et une dramaturgie hors du commun différentes scènes de la vie des saints, Drusus et Angevin en particulier. Toutefois, Thane remarque un détail qui lui paraît étrange. En dehors du fait que quelqu'un semble avoir lacéré avec rage les tableaux, la couleur rouge est de loin la plus utilisée. Il décide de l'examiner plus en détail et se rend compte qu'il s'agit de sang. Horrifié par ce blasphème, il se précipite vers la sortie quand il se rend compte de la présence derrière la porte d'une grande toile recouverte d'un drap. Il retire ce dernier et se trouve face à la scène la plus émouvante qui se soit jamais offerte devant ses yeux. Somme toute assez classique, elle représente un couple enlacé de façon romantique et pleurant toutes les larmes de son corps. La jeune femme ressemble énormément à Scynthia tandis que l'homme est plus âgé portant des vêtements de grande qualité. L'ensemble est d'une beauté saisissante tant le regard et l'expression du visage sont criants de réalisme. Quelque chose d'incroyable au niveau émotionnel se dégage de l'oeuvre, une réelle sensation, quelque chose de presque palpable, une passion dévorante se ressent mais en même temps une mélancolie infinie. "C'est comme si... la perfection avait été atteinte" se dit Thane tandis que des larmes roulent le long de ses joues. Submergé de tristesse, il s'effondre au sol et éclate en sanglots. Il ne peut s'empêcher de s'imaginer à la place des personnages et des envies de meurtres et de suicide se bousculent en lui. "Pourquoi ne peut-on pas s'aimer en ce monde? Autant en finir tout de suite avec la vie si on est pas libre d'aimer!". Son regard s'attarde sur son pistolet-laser pendant qu'il pèse le pour et le contre. Il lutte pour ne pas plaquer l'arme contre sa gorge. Heureusement, Kintas, ayant entendu les pleurs de son camarade, monte au premier et comprend la scène qui est en train de se jouer. Il ressent clairement les émanations warp qui se dégagent du tableau et n'a rien oublié des mises en garde de ses professeurs concernant les artefacts impies. Sans le regarder, il le recouvre d'un tissu et s'en saisit. Le contact est à la fois électrique et glacial. Il l'emporte à bout de bras et court dans les escaliers. Il a l'impression que des milliers de petites aiguilles lui piquent les doigts. Ses yeux roulent dans ses orbites inexorablement attirés par les images de la toile qui se dévoilent à chaque fois que le textile se gonfle d'air. Ils entend les pleurs. Il entend qu'on l'appelle par son nom. Deux fois il est tenté de s'arrêter pour contempler ce chef d'oeuvre artistique. Mais à chaque fois, son esprit tient bon. Il finit par arriver au bas des marches et jette le maléfique objet dans les flammes de la cheminée. Inexplicablement la toile semble fondre tandis que le feu jaillit de l'âtre tout en prenant un couleur violacée. Des cris et des pleurs sortent du brasier. Le psyker recule, l'horreur la plus totale marquée sur le visage: "Bon sang! Mais que se passe t-il ici?!"

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commentaires

Kintas 16/08/2012 17:20


Ben si on reviens pas avec la fille (vivante ou morte). On nous dis (MJ) qu'il fallait au moins donner le lieu précis ou elle serait retenus, ou au moins son kidnappeur/assassin.


Pour nos données, Modiker ne vit plus au palais ( et je crois n'y a jamais vraiment vécu (preuve de son bureau non utilisé) mais dans les quartiers pauvres et tout pourri. Tout les lettrés que
l'on a rencontrés avec Thane semblent en plus très peu l'apprécié.


Perso on a avancé sur l'entrée des assaillants dans le palais (Trappe au 6ème étage). Après moi j'attends de savoir comment Thane et Gaia vont s'en sortir de leur sortie de l'immeuble des dames
de compagnies. Si les gardes les rechoppent ça va être rigolo ! Enfin pour certains...

BriseBarbe 17/08/2012 13:47



Oui oui faut reconstituer le puzzle jusqu'au bout! Mais attention à ceux qui ont tendance à forcer des pièces pour les faire rentrer dans les mauvais logements... (Oh oh oh  Rire de MJ sadique)



Lupus 16/08/2012 11:49


Si les premiers mots sont importants, alors l histoire est comme un fautueil pour 2, il s agit d un pari ou nous en sommes les bouffons [Kleopos], et il n y a pas a s inquieter puisque que l on
peut disparaitre facilement[Da Casto].
Les derniers le sont tout autant, elle est suspecte de fugue = rester dans le chateau et pas besoin de faire les bourrins[aldebert] et la verite est malleable[bonifacio].
Et si on changeait la verite, on ramene une fille morte qui lui ressemble et on charge celui qui n est pas la [mordiker] ?!

BriseBarbe 17/08/2012 13:40



Lol! Exposé comme ça on dirait une comédie musicale 



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