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22 juillet 2012 7 22 /07 /juillet /2012 16:00

 

 

VIII) Nouveaux plans - Etape 3

 

 

Lupus expire bruyamment. Il se racle la gorge puis sort de sa poche un paquet de cighalos. Il l'ouvre, il ne lui en reste plus qu'un. Il regarde quelques secondes, pensif, les 6 mégots écrasés au sol. "Bon ça suffit" dit-il en se relevant. Cela devait faire plus d'une heure maintenant qu'il attendait. Il s'époussette les épaules et reboutonne son col de veste. Regarder passer le personnel du palais ça va un moment, mais là il était grand temps qu'il passe à l'action. Il retourne donc dans l'aile des prisonniers et s'approche le plus dicrètement possible de la salle de garde. Il n'a pas encore choisi quelle stratégie il va employer car avant toute chose il a besoin de savoir ce que font exactement les gardiens. Il arrive sans bruit jusqu'à l'angle de mur et jette un oeil furtif. "Trône! Les gardes ne sont plus les mêmes!". Il y a un jeune au crâne rasé qui fait des pompes torse nu et un autre plus âgé assis sur une chaise occupé à nettoyer des armes. Les deux sont bien plus robustes que les précédents. Peut-être est-ce la relève? Peut-être qu'à la suite de l'émeute les geôliers ont été changé? Mais après tout peut-être est-ce finalement une chance? Cela lui permet de repartir à zéro et il pourra certainement faire mieux que tout à l'heure maintenant qu'il est seul. A condition, bien sûr, qu'ils ne soient pas excessivement pointilleux... A cette pensée, il ouvre son sac et examine son contenu. Il prend un sachet de poudre trouvé tout à l'heure et le dilue dans une fiole d'amasec. Voila de quoi dissiper leurs doutes au cas où! Il replace le tout dans sa besace et avance formellement vers la salle de garde. "Aquila chers collègues". Les deux gardiens stoppent leurs activités. Le plus jeune saisit une serviette pour s'essuyer tandis que l'autre prend la parole: "Aquila contrôleur. Vous êtes bien loin de l'astroport, non?". "En effet je suis ici en mission spéciale. J'enquête sur une affaire de contrebande sur nos vaisseaux et j'ai une piste qui me mène à un de vos prisonniers". "Et bien si vous avez un ordre de mission du capitaine Da Casto à me présenter je...". "C'est à dire que ce n'est pas vraiment une démarche officielle. Disons plutôt une intuition...". "Ah dans ce cas, je ne peux pas en prendre la responsabilité, il va falloir voir ça avec mon supérieur". "Je vois. Bon et bien du coup, puisque on doit l'attendre, qu'est ce que vous diriez de faire une pause?" dit-il tout en sortant son flacon d'alcool d'un air entendu. Il le pose sur la table et fait mine de chercher des gobelets. Les deux gardiens le regardent apparement fort surpris. "C'est à dire que... il est juste là. Je vous l'appelle".Le maton va alors jusqu'à la porte des geôles, l'ouvre et crit dans l'ouverture "Chef, il y a quelqu'un pour vous". Quelques minutes plus tard, un homme, trappu, débraillé, au teint basané et aux cheveux gominés en sort. Il semble essouflé, couvert de sang et de sueur. Il dit à ses hommes "Rah les saloperies! Personne m'a encore balancé où étaient les clefs! J'vais te les faire parler moi! Ils vont voir ce qu'ils vont voir!" avant d'attraper la serviette du jeune sportif et d'essuyer ses doigts ensanglantés sous la tête épouvantée de son propriétaire. Il expire plusieurs fois, sort un paquet de cighalos et s'en allume un. Il se tourne ensuite vers le licteur tout en remettant sa veste d'uniforme: "Contrôleur, c'est pourquoi?". "Une affaire de traffic sur laquelle j'enquête. Je dois voir certains de vos prisonniers". "De traffic? Quel genre de traffic?". Lupus l'attire légèrement à l'écart des deux autres et lui tend le premier sachet trouvé dans la salle de bain de Scynthia, celui avec les restes de poudre. Il chuchotte: "Commerce de stupéfiants". "Bah ça! Faudrait arrêter la moitié du palais alors!" répond l'homme avec un rictus. "Pas ce produit là. Apparemment il est destiné au petit personnel". "Ouais je vois, mais je ne suis pas sûr qu'il y ait vos clients là-dedans. Tous ceux qui s'y trouvent y sont depuis un bon moment! Enfin à part les trois dernières là, il y a euh... Hey Frank! Elles sont arrivées quand les petites nouvelles?". Le gardien pose le revolver qu'il nettoyait et ouvre le carnet noir en cuir. "D'après le registre... Hum... Il y a 2 jours, trois servantes Yosica, Béronil et Moïra...". Le licteur pose la main sur l'épaule du chef "Nous avons de la chance, c'est justement elles que je cherche!". "De la chance, de la chance, faut voir... Qu'est ce que ça me rapporte moi ton histoire? Je risque le blâme!". "Mais voyons entre collègues, vous savez bien qu'on s'épaule. Voilà ce qu'on va faire. Je descends, j'interroge brièvement mes suspects et je remonte. Si ça donne quelque chose je vous créditerais dans mon rapport et on sera deux à recevoir les lauriers. Si ça donne rien, personne n'en saura jamais rien. Et puis qui sait? Peut-être que dans la foulée je vais retrouver vos clefs...". Le chef-geôlier le regarde quelques secondes dubitatif se grattant la tête. Finalement il lui donne une poignée de main et annonce: "Ok, T'as cinq minutes cher collègue, pas une de plus". 

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