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26 juillet 2012 4 26 /07 /juillet /2012 13:58

 

 

XI) C'est donc ainsi que tout se termine?

 

 

Kintas et Lupus s'étaient rencontrés dans le hall et faisait le chemin ensemble jusqu'aux quartiers de Scynthia. "Alors ta visite au temple?" demande le licteur non sans une pointe d'ironie dans la voix. "Peu concluante" se contente de répondre le néophyte "Et de ton côté?". "Plutôt intéressant. Je préfère attendre qu'il y ait toute l'équipe pour en parler. Au fait quelqu'un a des nouvelles d'Aestus?". "Pas à ma connaissance. Il est probable que...". Lupus pose une main sur la bouche de son collègue tout en lui faisant signe de se taire. Ils viennent d'arriver devant la porte de la suite et visiblement il y a du bruit à l'intérieur. Comme pour confirmer ce qu'ils ont perçu, un bris de verre se fait entendre. Les deux hommes se regardent la main sur l'arme. Après quelques secondes à l'affût, le licteur soupire puis se détend: "Calmons-nous. Nous sommes dans le palais après tout. La chambre n'a pas été interdite d'accès. N'importe qui peut s'y trouver. Ne provoquons pas un incident". Kintas fait signe qu'il a compris, relâche son arme et ouvre la porte. Les deux enquêteurs entrent et se retrouvent à une quinzaine de mètres d'un individu de dos. Il porte une longue soutane blanche à capuche ainsi qu'une besace. Quelque chose occupe ses deux mains. Kintas fait quelques pas en avant et l'apostrophe "Hey vous là, qu'est ce que vous faites ici?". "Et vous alors? Je peux vous retourner la question..." répond l'inconnu d'une voix suave. Le grammaticon continue d'approcher. Le licteur va pour le suivre mais finalement se stoppe car il lui semble distinguer du mouvement derrière la porte de la réserve. L'homme se baisse et pose au sol ce qui l'encombrait. Un tiroir repère Kintas. Arrivé à son niveau, l'individu se tourne et dévoile finalement bien peu de sa personne. La capuche couvre la totalité de son visage ne laissant apparaître qu'un bouc blanc au niveau du menton. Le signe de l'Ecclesiarchie est cousu sur son torse ce qui fait de sa robe le même vêtement que celui porté par le personnel du temple. "Ne répondez pas à une question par une autre question! J'ai de bonnes raisons d'être ici, je suis envoyé par le Sénéchal Kléopos. Et vous? Qu'êtes-vous en train de faire?". Disant cela Kintas ne peut s'empêcher de remarquer le désordre indescriptible qui règne en ces lieux. Bien plus que celui qu'ils ont laissé en partant quelques heures plus tôt, il en est presque sûr... L'homme sourit: "Oh je vois! J'ignorais que les domestiques étaient désormais choisis pour leur talent rhétorique! Dans ce cas je vous laisse la place, je m'en vais...". Pendant ce temps, Lupus essait d'ouvrir la porte mais celle-ci refuse de bouger. C'est étrange, il ne l'avait pas verrouillée tout à l'heure... Clic clac! De son expérience des armes, le licteur a parfaitement reconnu la culasse qui vient d'être armée. Son bond sur le côté n'est toutefois pas assez rapide pour être épargné par la rafale de balles qui traverse la porte dans une pluie d'échardes. La plupart sont arrêtées par son kevlar mais pas toutes, et l'une d'elle a traversé sa cuisse droite de part en part. Par réflexe, Kintas se tourne vers son collègue puis vers son interlocuteur mais ce dernier lui porte  un coup de pied d'une précision chirurgicale dans le genou. Le grammaticon tombe alors en avant tandis qu'une seringue lui est plantée dans le cou. Plaqué contre le mur, le licteur dégaine son canon de poing. Son agresseur passe à travers les débris de bois et court devant lui. Lupus l'aligne et tire deux fois mais son ennemi est rapide. L'espace de quelques secondes il enregistre plusieurs détails, le temps s'écoulant comme au ralenti: une robe blanche de religieux, un pistolet-mitrailleur équipé d'un silencieux, une albino de grande beauté. Son visage est finement maquillé, encadré de deux boucles d'oreilles de jade en forme de gouttes. Elle le dépasse et continue de courir à toute allure. Lupus la vise à nouveau et s'apprête à faire feu quand le deuxième agresseur l'atteint d'une seconde rafale. Le choc est terriblement violent. Bien qu'il soit toujours debout, il a l'impression qu'on lui arrache les os un à un. Lorsque cela cesse, il laisse tomber son arme et porte des mains tremblantes sur son torse. Du sang... Bien trop à son goût. Ses jambes cèdent soudain et il bascule au sol tandis que les deux hostiles sortent de la pièce par la fenêtre. Il appelle Kintas de sa voix éraillée et, alors que sa vision se trouble, l'aperçoit au sol en train de convulser. Il sent peu à peu son esprit se fermer et ne peut s'empêcher de se demander: "C'est donc ainsi que tout se termine?".

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