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15 janvier 2013 2 15 /01 /janvier /2013 20:48

 

 

XXXII) Solutions insolites (H-2h39) 

 

 

 

Kintas demande incrédule: «Tu dis que tu as une solution pour obtenir des informations?»

«Oui, nous allons consulter le devin du palais» affirme Lupus tout en expirant la fumée de son cighalos.

«Peuf! Qu'est ce que tu veux qu'un charlatan fasse pour nous à part nous prendre notre argent?» raille Natacha agitant lentement sa bouteille pour en observer les reflets carmins.

Le psyker s'avance d'un pas, un doigt tendu vers la jeune noble: «Mesure tes paroles jeune inconsciente! Les oracles sont parmis les plus doués de mes confrères. Ils ont été investi d'un précieux don de l'Empereur!».

Gaïa, les doigts croisés sous le menton, souligne: «Moi ce qui me dérange le plus, c'est de faire appel à une personne extérieure à notre groupe. Ne devions-nous pas agir en secret? Et s'il voit quelque chose et s'en sert contre nous? Comment pouvons-nous être sûrs que ce n'est pas un énième mécréant qui fera ce qui l'arrange quitte à nous trahir?»

«Ça, nous n'avons aucun moyen de le prévoir! Mais d'après ce que j'ai compris consulter un devin c'est un peu comme se confesser à un prêtre. Il n'est pas sensé répéter ce qu'il a vu» essait de rassurer le licteur.

Kintas confirme: «Tout à fait. Et de plus les arts divinatoires ont un caractère assez aléatoire au niveau de leur interprétation».

Natacha se tourne, pointant vers lui sa bouteille: «Ah! C'est ce que je dis, tous des anarqueurs ces mecs-là!»

Agacé, le psyker pousse la fiole d'amasec d'un revers de la main: «Non! Ce que j'essaie d'expliquer c'est que les choses qu'ils communiquent sont à tendances symboliques et métaphoriques. En général, seule la personne concernée peut y entrevoir un sens».

Lupus jette son cighalos et l'écrase: «Bien, nous allons voir. Kintas, Natacha, vous gardez les lieux et surveillez le passage. Si quoi que ce soit en sort, capturez-le. Gaïa tu m'accompagnes?»

L'adepte se lève et replace son sabre dans son dos: «Allons-y».

Ils sortent tout deux de la suite mais reviennent au bout de cinq minutes à peine.

«Et ben? Déjà? Il est d'un genre rapide votre prophète! Il lit dans les pensées ou quoi?» ricanne Natacha.

«Non, en fait, nous revenons juste de l'entrée du bâtiment» précise Gaïa.

Lupus poursuit: «Oui nous sommes venus te prévenir, Natacha, de ne sortir sous aucun prétexte. La personne que toute la garde du palais recherche... C'est toi!».

 

La chambre de Grisham n'avait rien donné. Thane l'avait remué de fond en comble et aucune piste n'était apparue pour le renvoyer sur la trace de Scynthia. La lassitude s'emparant de lui, il se laisse glisser le long d'un meuble jusqu'au sol. Il jette un dernier coup d'oeil sur le centre de la pièce, une véritable cuisine aménagée avec batteries de casseroles, assortiments de couverts ainsi que plats chargés de fruits et de gâteaux. «Merde! Merde! Merde!». Il tape du poing sur le sol. Il avait fait tout ça pour rien? Il ne pouvait pas repartir sans obtenir le moindre indice! Furieux, il ramasse un livre par terre et le jette contre le mur. Le volume rebondit et percute une table de chevet. Trois tiroirs s'échappent de son ventre et se fracassent sur le dallage. L'attention du psyker est soudainement retenu par un objet. Il rampe jusque là et ressent un léger résidu aethérique. Il pousse quelques articles de toilettes et mets à jour un petit cadre contenant un portrait. La peinture représente une jeune femme ronde d'une vingtaine d'années. Ses cheveux argent coupés au carré font ressortir l'air supérieur qui transparaît dans ses yeux verts. «Ça doit être Lizabel!» s'exclame Thane. Il attarde son regard sur le coin inférieur gauche où une dédicace confirme ses dires: «Avec toute mon amitié, Scynthia». C'est donc un cadeau de la fille Cromwell... Au moment où il réalise ce que cela implique, il sent une vague de chaleur qui commence à envahir son corps. Ses yeux sont irrémédiablement attirés par l'illustration tandis que des centaines d'aiguilles invisibles lui piquent le front, la nuque et les joues. «Ah non pas encore!» crit-il pour lui même. Par un effort surhumain, il rassemble toute sa volonté sur une fraction de seconde et parvient à retourner l'objet maudit face caché. Il court ensuite jusqu'au lit, se saisit d'une taie d'oreiller et l'emmaillote dedans. Avec une grande précaution il le glisse ensuite à l'intérieur de sa veste pensant le faire analyser par les autres membres du groupe, en particulier Kintas. C'est alors qu'un vacarme de tous les diables se fait entendre dans le couloir: l'alarme anti-incendie!

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commentaires

Lupus 16/01/2013 12:48


Ah ce thane Bauer qu elle fourbe d avoir maquille la scene ainsi.
Tuer des innocents, bruler des scenes de crimes, ca n a rien avoir avec du boulot commun tout cela...
Ils sont vraiment barres ces psykers...

BriseBarbe 16/01/2013 13:41



Lol! Et encore t'as pas encore tout vu! Attends la suite pour prendre toute la mesure de sa "Bauer-attitude" hé hé 



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